Ce lundi, des représentants des partis démocrates, progressistes et libéraux venus de toute l’Europe se sont réunis à Paris à l’invitation de Gabriel Attal et de la présidente du groupe Renew Europe, Valérie Hayer afin d’échanger sur les défis communs auxquels fait face le continent, notamment la défense des valeurs démocratiques face aux « menaces autoritaires ».
Lors de la conférence de presse qui a suivi les discussions, l’ancien Premier ministre français Gabriel Attal a marqué les esprits en appelant à une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’Union européenne. « Il est temps de donner un signal fort à Kiev et à Moscou : l’Ukraine a sa place dans notre famille européenne », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous devons tout faire pour permettre aux députés de la Rada [le Parlement ukrainien] de siéger dès l’année prochaine à Bruxelles. »
Un message fort en faveur de l’élargissement
Cette déclaration intervient alors que les négociations d’adhésion de l’Ukraine, ouvertes en 2022 après l’invasion russe, progressent lentement en raison des réformes structurelles requises. Pour Attal, la situation géopolitique exige une réponse audacieuse et l’intégration de l’Ukraine n’est pas seulement un geste symbolique mais une nécessité stratégique.
Réactions et prochaines étapes
Si cette proposition a été saluée par plusieurs délégations, notamment celles des pays du nord de l’Europe, certains États membres, plus prudents, rappellent que le processus d’adhésion doit respecter les critères juridiques et économiques. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de son coté, a réaffirmé son « soutien indéfectible à la perspective européenne de l’Ukraine », tout en soulignant l’importance des « réformes anticorruption et de l’État de droit ».


