Paolo Hamidouche [X | VK | Odysee | Substack]
Le pape Léon XIV et l’Église catholique sont la cible de critiques de la part du Parti républicain américain, qui se rapproche de plus en plus du Parti trumpiste plutôt que du Grand Old Party, après que le président s’en est pris au premier pape né aux États-Unis, l’accusant de…

Le pape Léon XIV et l’Église catholique sont la cible des attaques du Parti républicain américain, de plus en plus influencé par l’influence de Trump, après que le président s’en est pris au premier pape américain de naissance, l’accusant de « faiblesse » en matière de politique étrangère pour ses critiques de la guerre contre l’Iran. Son vice-président, J.D. Vance, qui faisait un rapport détaillé à Benjamin Netanyahou des négociations avec l’Iran à Islamabad et qui se dit fidèle à l’Église de Rome, a pourtant également contribué à ces attaques. L’engagement de Léon XIV en faveur de la paix comme le prouve son dernier voyage en Afrique la semaine dernière débuté en Algérie, terre de Saint-Augustin dont il se dit enfant spirituel a cependant contraint l’ancien sénateur de l’Ohio à choisir. Et entre Dieu et César, Vance a, métaphoriquement parlant, choisi le second.
Critique de Vance à l’égard de Léon XIV
Vance alla jusqu’à conseiller à Léon XIV d’être « plus prudent » dans ses propos théologiques, contestant les déclarations du pape lors d’un rassemblement à l’Université de Géorgie, selon lesquelles les chrétiens « ne se rangent jamais du côté de ceux qui brandissaient autrefois l’épée et qui maintenant larguent des bombes ». James Massa, président de la Commission de doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), s’opposa fermement aux propos de Vance. Avec Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, Vance souligna également que Léon XIV ne comprenait pas la doctrine de la « guerre juste ». Vance tenta ainsi de réaffirmer la légitimité morale, et donc politique, du conflit ouvertement critiqué par le Saint-Père. Or, le Catéchisme de l’Église catholique enseigne que le combat n’est légitime qu’« en cas de légitime défense, lorsque tous les efforts de paix ont échoué », et l’agression unilatérale de Washington et d’Israël le 28 février ne saurait être qualifiée de telle, d’autant plus que, jusqu’au jeudi 26 février, les États-Unis et l’Iran étaient en négociations.
La religion ayant toujours été utilisée pour justifier les guerres souvent d’agression des États-Unis semble aujourd’hui diviser le camp dit MAGA et le dernier poste publié par Donald Trump réalisé avec l’intelligence artificielle où il s’est représenté comme étant Jésus-Christ a essuyé énormément de critiques au sein même de sa base Catholique qui a vu en ce message blasphématoire une insulte aux croyants. Le locataire de la maison a supprimé par la suite cette publication avant de se justifier en disant qu’il était déguisé en médecin et non en Jésus-Christ, on vous laisse en juger…


