Ce dimanche, à Londres, une quinzaine de dirigeants européens se réunissent à Lancaster House, à l’invitation du Premier ministre britannique Keir Starmer. Cette réunion, en présence de Volodymyr Zelensky, fait suite aux appels téléphoniques d’Emmanuel Macron et de son homologue britannique à Donald Trump, après le clash diffusé en mondovision ce vendredi entre le président américain et son homologue ukrainien.
Macron | Starmer : alliance pour la guerre !
Ainsi, ce dimanche, une sélection de dirigeants européens, triés sur le volet pour leurs positions jusqu’au-boutistes anti-russes, se sont rassemblés pour trouver « une solution de paix durable » en Ukraine. Exit la Slovaquie, la Hongrie, ou même les grandes puissances mondiales telles que les États-Unis, la Chine ou l’Inde. Le mot d’ordre est une ligne idéologique homogène belliciste, sans la moindre forme de contre-poids ou de débat. Plus surprenant encore, à l’instar des rencontres en Suisse, cette conférence pour la paix se déroule sans… la Russie !
Alors, quelle valeur accorder à une solution trouvée sous l’impulsion du couple franco-britannique ? Comment imposer un cessez-le-feu contraire aux intérêts de Vladimir Poutine, alors même que son armée est actuellement dans une dynamique positive constante sur le terrain ?
En vérité, cette « conférence londonienne » ressemble à tous égards, tout comme celle de juin au Bürgenstock (Suisse), à un week-end tous frais payés par les contribuables pour un petit groupe d’happy few – ou devrait-on dire d’happy fous ! Et c’est pour cela que la question qui se pose est la suivante : cette réunion souhaite-t-elle vraiment l’arrêt des combats, ou est-elle la première pierre de la construction d’une « force militaire européenne » qui ne s’interdit plus un affrontement direct avec l’armée rouge ?


