Ce lundi sur France Inter, le président du Rassemblement National (RN) est revenu sur la position que la France devrait adopter vis-à-vis de la Russie. Prenant le contre-pied de Marine Le Pen, qui avait déclaré vendredi dernier qu’« il y a peu de chances pour qu’elle [la Russie] ambitionne de venir jusqu’à Paris », Jordan Bardella a, au contraire, affirmé que la Russie du président Poutine constituait pour la France et l’Europe une « menace multidimensionnelle ».
Défendre la souveraineté territoriale de l’Ukraine
Si pour Marine Le Pen « le fondamentalisme islamiste » reste la plus grande menace sur le territoire français, il en va visiblement autrement pour celui qui pourrait être candidat en 2027 pour assurer la continuité politique de « l’héritage Macron ». Alors que pendant de nombreuses années le Front National, puis le RN, était eurosceptique, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, son président et eurodéputé n’a pas manqué de relier la question européenne à son point de vue.
Ainsi, bien que l’Ukraine ne fasse pas encore partie de l’Union européenne, Bardella estime que les membres de cette union doivent défendre la souveraineté territoriale de l’Ukraine. Il va même plus loin en évoquant la possibilité d’un conflit direct entre la France et la Russie, laissant entendre que l’Ukraine pourrait représenter « un intérêt français ». Une position surprenante ! « La question fondamentale qu’on doit se poser, c’est : est-ce que la Russie menace les intérêts français au point de nous retrouver dans une situation de face-à-face, voire de guerre, avec une puissance nucléaire ? », a-t-il déclaré.
Union européenne et respectabilité
Bardella, qui avait claqué la porte fin février lors du meeting de Washington des conservateurs américains – ce qui lui avait valu d’être traité par Steve Bannon de « mauvaiette » et de « petite fille sans cran » –, souhaite désormais fédérer et unir l’Europe, notamment avec l’Italie de Giorgia Meloni, autour de la question russe. Exit donc les partis souverainistes et nationalistes au profit de dirigeants politiques plus consensuels et capables de collaborer avec le centre-droit de Bruxelles. Un courant politique en France qui s’étend finalement du PS au RN, en passant par le parti présidentiel et Les Républicains de Laurent Wauquiez.
Voyant qu’Emmanuel Macron « surfe » sur la vague anti-russe et adopte une position intransigeante concernant la guerre en Ukraine pour regagner des points dans les sondages, Bardella a immédiatement emboîté le pas au président français. Il propose ainsi l’organisation d’un « sommet » pour « réunir tous les Occidentaux autour de la table » et « déterminer de potentielles conditions de paix qui seraient ensuite présentées à la Russie ». Autant dire que Moscou doit attendre avec impatience la venue du jeune politique français pour valider un accord de paix conforme aux attentes des Européens ! D’ailleurs, s’il imagine une négociation de paix où l’UE serait assise à la table des Américains et des Russes, il n’oublie pas de rappeler à Vladimir Poutine que « On ne peut pas considérer que les 20 % de territoires qui ont été gagnés par la Russie resteront à la Russie »



il faut arrêter de soutenir le RN qui n’est qu’un parti d’opportunisme. Le message de Bardella est clair, il est pro-UE (ils ont la mémoire courte dans ce parti). De plus il suffit de constater qu’à l’assemblé nationale le RN fait le jeu du gouvernement par ces votes ou ses abstentions pour que rien ne change et arriver en 2027 en vainqueur. C’est une stratégie politique basée sur la prise de pouvoir à moyen terme mais surtout pas une mission d’opposition comme il a pu le faire croire à ses électeurs.
Il existe de vrais opposants en France tels que Asselineau ou Philippot, peut-être même un rassembleur comme de Villepin.