Le 30 janvier dernier, le ministère de la Justice américain, sous la pression du Congrès, a rendu publiques environ trois millions de pages supplémentaires de documents, comprenant notamment 2 000 nouvelles vidéos et 180 000 images. Parmi ces documents, le nom de Bruno Le Maire apparaît dans certains échanges de courriels.
La première mention remonterait à 2013, dans une correspondance impliquant Olivier Colom, ancien conseiller au cabinet de Nicolas Sarkozy. Il y est question d’une proposition de rencontre le 23 septembre de la meme année à New York afin d’aider Bruno Le Maire à lever des fonds dans le cadre de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. On ne dispose toutefois d’aucune information confirmant que cette rencontre avec Jeffrey Epstein ait effectivement eu lieu. Quant à la candidature de Bruno Le Maire, elle s’est soldée par un échec au premier tour de la primaire de la droite et du centre. Dans un courriel, l’interlocuteur américain le jugeait même « wayyy over his head » (pas à la hauteur de la tâche).
Une autre mention apparaîtrait en mai 2018, alors que Bruno Le Maire est ministre de l’Économie et des Finances. Son nom figure dans un courriel adressé à Cédric Villani, dans lequel Jeffrey Epstein indique que le ministre aurait été reçu dans sa maison à New York et suggère une nouvelle rencontre, cette fois à Paris, dans son appartement de la très chic avenue Foch.
À ce stade, les documents publiés ne mettent en évidence aucun acte délictueux commis par Bruno Le Maire. Ils soulèvent néanmoins des questions sur la nature des éventuels échanges et rencontres, ainsi que sur l’existence possible de soutiens ou de financements internationaux.


[…] au réseau Isola dans l’affaire Epstein, subversion du système démocratique dans l’affaire française) ; ceux qui connaissaient les composantes criminologiques pertinentes du système, mais […]