« Nous sommes en guerre au nom d’Israël » : l’aveu sans équivoque du département d’État américain !

Paolo Hamidouche [X | VK | Odysee | Substack]

Le département d’État a admis que les États-Unis étaient entrés en guerre contre l’Iran à la demande d’Israël.

Marco Rubio et Pete Hegseth

Le département d’État américain a confirmé ce que beaucoup soupçonnaient mais que peu osaient affirmer : les États-Unis sont entrés en guerre contre l’Iran à la demande d’Israël. Cet aveu, contenu dans un mémorandum officiel publié le 24 avril, a ouvert la boîte de Pandore, réfutant sélectivement la version officielle de la Maison-Blanche et déclenchant un vif débat sur les véritables raisons de l’opération Epic Fury. Non, cela n’a rien à voir avec les « femmes iraniennes », la menace nucléaire ou la démocratie : les États-Unis sont entrés en guerre pour protéger les intérêts de Tel-Aviv, et le département d’État américain le reconnaît désormais lui-même.

Près de deux mois après le début des bombardements (28 février), le conseiller juridique du Département d’État, Reed Rubinstein, a signé un document intitulé « Opération Epic Fury et droit international », qui contient une phrase qui pèse comme un fardeau : les États-Unis sont engagés dans le conflit « à la demande et pour la légitime défense collective de notre allié israélien, ainsi que dans l’exercice du droit naturel des États-Unis à la légitime défense ».

Le département d’État américain affirme sur son site Internet que la guerre a été déclenchée à la demande d’Israël.

L’aveu de Rubio : « Nous savions qu’Israël frapperait. »

L’ombre d’Israël planait sur l’opération dès le premier week-end de la guerre. Dès le 3 mars, le secrétaire d’État Marco Rubio avait tenu des propos qui, bien que rapidement minimisés par la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, semblaient confirmer implicitement la thèse selon laquelle Washington avait été entraîné dans le conflit par la volonté d’Israël.

« Nous savions qu’Israël allait agir, nous savions que cela déclencherait une attaque contre les forces américaines », a déclaré Rubio aux journalistes, ajoutant qu’il était nécessaire de frapper le premier pour éviter des pertes parmi les soldats américains. Interrogé plus tard sur la nécessité pour les États-Unis de frapper l’Iran en raison des projets israéliens, le secrétaire d’État a répondu par un « non » catégorique, arguant que l’opération était indispensable car l’Iran était sur le point de franchir la « ligne rouge » dans son programme.

Contradictions dans la version américaine

Le manque de coopération du Département d’État est d’autant plus choquant qu’il contraste fortement avec les démentis répétés de Donald Trump. Le président, qui a toujours clamé l’indépendance de la décision d’attaquer l’Iran, a publié à plusieurs reprises sur Truth Social que « Israël ne m’a jamais convaincu d’entrer en guerre contre l’Iran ».

Cependant, selon la reconstitution du New York Times, l’entrée en guerre des États-Unis a été décidée après un sommet dans la Situation Room de la Maison-Blanche, le 11 février 2026, auquel ont participé Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et de hauts responsables des deux pays. À cette occasion, Netanyahou aurait exercé des pressions directes, au point que certains commandants américains ont qualifié certains aspects de son plan d’attaque de « ridicules ». Mais Trump, désormais convaincu, a malgré tout agi.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza en octobre 2023, les États-Unis ont alloué 21,7 milliards de dollars d’aide militaire à Israël, selon les données du projet « Costs of War » de l’Université Brown. Israël demeure également le principal bénéficiaire de l’aide étrangère américaine depuis sa fondation en 1948, ayant reçu un total de plus de 300 milliards de dollars (en valeur nominale) d’aide économique et militaire.

Sans parler du coût exorbitant de l’opération militaire. Comme on l’a souvent indiqué dans nos émissions sur Divergence Politique, avec la fin de la sixième semaine d’opération et l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de deux semaines, le surcoût supporté par les États-Unis est estimé entre 25 et 35 milliards de dollars.

par Paolo Hamidouche

Rédacteur en chef sur Divergence Politique et auteur de Tribunes régulièrement avec des articles et sujets divers touchant à la Géopolitique internationale sur Stratpol. Vous pouvez me suivre sur X [@Paolino_84] et VK [https://vk.com/club234015974]

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