Paolo Hamidouche [X | VK | Odysee | Substack]
En Chine, Pedro Sánchez appelle à une coopération accrue mais aussi à une plus grande ouverture commerciale de Pékin, en recherchant des accords et des technologies.

Pedro Sánchez a entamé sa quatrième visite d’État en Chine mardi passé par une conférence à l’université Tsinghua. Il ne s’agit pas d’une université comme les autres, mais de celle que l’on surnomme le « Harvard du Parti communiste chinois », un lieu fréquenté depuis des années par de nombreux présidents, premiers ministres et membres de l’élite politique chinoise. Ce centre d’excellence académique forme des personnalités de renommée mondiale dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. Un vivier de talents toujours plus brillant, d’où est également issu Xi Jinping, qui y a étudié l’ingénierie et obtenu un doctorat en théorie marxiste. C’est dans ce contexte que M. Sánchez a lancé un appel à la compréhension entre l’Union européenne et la Chine.
« Nous sommes appelés à nous comprendre et à coopérer », a déclaré le Premier ministre espagnol. Il a ensuite lancé un avertissement éloquent : « Nous avons besoin que la Chine s’ouvre pour que l’Europe n’ait pas à se replier sur elle-même. »
C’est un moment particulier pour l’Espagne, seul grand pays de l’UE à avoir pris ses distances avec les États-Unis de Donald Trump et à s’être rapproché de Pékin. Xi Jinping sait pertinemment que Pedro Sánchez souhaite renforcer les relations avec la Chine et fera vraisemblablement tout pour plaire à son hôte, ce qui risque de susciter une certaine frustration à Bruxelles et au sein même de la Maison-Blanche.

Le voyage de Sánchez en Chine
Au-delà des relations, des accords et des affaires, le déficit commercial de l’Espagne avec la Chine a dépassé les 42 milliards d’euros l’an dernier, contre 37,7 milliards en 2024, la Chine représentant 74 % du total. Et ce, malgré une reprise des exportations espagnoles vers le géant asiatique de 6,8 % après trois années consécutives de baisse.
C’est un moment unique pour l’Espagne, seul grand pays de l’UE à avoir pris ses distances avec les États-Unis de Donald Trump et à s’être rapproché de Pékin. Xi Jinping est parfaitement conscient que Nicolas Sánchez souhaite renforcer les relations avec la Chine et fera vraisemblablement tout pour plaire à son hôte, ce qui risque de susciter des frustrations à Bruxelles et au sein même de la Maison Blanche.
Le voyage de Sánchez en Chine
Au-delà des relations, des accords et des affaires, le déficit commercial de l’Espagne avec la Chine a dépassé les 42 milliards d’euros l’an dernier, contre 37,7 milliards en 2024, la Chine représentant 74 % du total. Et ce, malgré une reprise des exportations espagnoles vers le géant asiatique de 6,8 % après trois années consécutives de baisse.

Sánchez a donc demandé à Pékin de « corriger » un déficit commercial « insoutenable pour nos sociétés à moyen et long terme ». Le Premier ministre espagnol, selon El Mundo, effectue une visite officielle en sa qualité de président de l’Espagne, mais endosse également le rôle de porte-parole de l’UE, saisissant l’occasion pour apaiser les tensions entre Bruxelles et Pékin.
« L’Europe est un acteur clé. Sans une Europe unie, il ne peut y avoir d’ordre international stable ni d’avenir prospère, tout comme il ne peut en être autrement sans la participation de la Chine. Nous sommes appelés à nous comprendre mutuellement », a réaffirmé le dirigeant espagnol. Par ailleurs, Bloomberg a rapporté que M. Sánchez cherche à inciter les entreprises chinoises à partager davantage leur expertise technologique avec leurs partenaires espagnols.
Madrid appelle Pékin
M. Sánchez s’est rendu au siège de Xiaomi, le fabricant de smartphones qui s’est reconverti dans la production de voitures électriques. D’autres rumeurs intéressantes ont depuis circulé. Pékin et Madrid devraient signer un accord d’investissement, baptisé « Accord d’investissement de haute qualité ».
Quel est son objectif ? Garantir que les investissements chinois en Espagne incluent des transferts de technologie vers les entreprises locales, des contrats avec des fournisseurs locaux et la création d’emplois dans les régions où ils sont implantés.
Il reste à voir si les entreprises chinoises obtiendront l’aval du gouvernement pour partager leur savoir-faire et si une telle initiative pourrait entrer en conflit avec la politique de Xi Jinping visant à renforcer la domination chinoise sur le secteur manufacturier mondial. Une chose est sûre : Sánchez souhaite intensifier le dialogue avec la Chine.



Je lui ai expliqué que l’Espagne offre un écosystème industriel et logistique compétitif, propice aux projets de coopération technologique de haut niveau entre entreprises chinoises et espagnoles. Nous avons le talent, la fiabilité et de belles perspectives d’avenir.
Le message publié par le premier ministre espagnol sur X


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